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Etre coparents, c’est pouvoir continuer à éduquer ensemble les enfants, malgré la séparation. Ce n’est pas parce qu’il y a eu séparation ou divorce que les parents ne sont plus des « partenaires parentaux ». Il est dans l’intérêt de l’enfant que ses deux parents restent présents auprès de lui.
Il est aussi important pour les deux parents de continuer à exercer leur rôle auprès des enfants, en étant respecté et reconnu par l’ex-conjoint.
L’autorité parentale défendue par la loi de 1995 se traduit comme une responsabilité du parent envers l’enfant. Le parent se doit d’être présent pour l’enfant et pour son éducation. C’est pourquoi, face à la fragilité du couple, on pense à renforcer le lien parental perçu comme indéfectible. Le parent reste parent, même s’il se sépare de son conjoint. On réfléchit maintenant en termes de coparentalité traduite par un investissement égal des deux parents, une confiance et un respect mutuel, une communication.
Les lois du 13 avril 1995 et du 18 juillet 2006 ont été pensées en réponse à la fragilisation du lien conjugal, en cherchant à promouvoir un lien parental solide. Le couple doit, malgré la rupture, rester en coparentalité. Ces lois ont pour projet de garder, quoi qu’il arrive, les deux parents impliqués auprès de leur enfant dans la nécessité d’organiser la continuité pour l’enfant et de préserver son intérêt. L’idée promeut une répartition égalitaire des tâches de soin et d’éducation de l’enfant.
Les lois sur l’autorité parentale conjointe et l’hébergement égalitaire ont été conçues pour répondre à la fragilisation du lien conjugal par la reconsolidation du lien parental, réorganiser les ex-conjoints autour de l’enfant, au nom de son intérêt.
L’enfant est le premier bénéficiaire d’un climat de confiance et de collaboration entre parents, mais aussi entre ceux-ci et l’école. Il est donc important de coopérer dans le dialogue et la communication entre partenaires éducateurs, pour l’équilibre et l’épanouissement de l’enfant.
Les acteurs autour de l’école doivent avoir en point de mire l’éducation, la formation et la réussite de l’enfant. L’implication des deux parents dans la scolarité de l’enfant aura une influence sur celle-ci. Une coparentalité juste, marquée par la communication, l’information, le respect peut favoriser la réussite scolaire.
Dans la relation entre les parents séparés et l’école, il faut s’intéresser au dialogue possible entre ces partenaires éducateurs, à la communication particulière qui peut se mettre en place.