Histoire et Vocation

Créée entre juin 1988 et janvier 1989, déclarée à Montpellier en février 1989, l'association Parents-Enfants-Médiation gère un centre associatif dans ses activités de médiation hors judiciaire auprès des familles, pour l'enfant et la jeunesse.

Son impact déborde largement des départements  d'origine et s'étend actuellement dans toute la France; certains travaux effectués par le Centre P.E.M. ont atteint le niveau européen dès fin 1988.

Origine et histoire

L'Association a débuté en 1981, par une prise de conscience  des difficultés vécues par les parents et les enfants dans les situations de divorces conflictuels, sous le vocable " S.O.S. Enfants du divorce ", regroupant des bénévoles, parents et professionnels, soucieux du devenir de l'enfant et désireux de faire évoluer les mentalités et les lois. "Le maintien  du couple parental, pour l'enfant, au-delà même de la rupture du couple conjugal ", phrase-école de l'association, a suscité de nombreuses évolutions de la législation, des pratiques et des mœurs en matière d’autorité parentale.

Les étapes les plus marquantes de la vie associative

- la loi dite "Loi Malhuret" du 27 juilllet 1987, portant sur le maintien de l'autorité parentale conjointe en après-divorce;

- l'adoption des pétitions et propositions de l'Association au Parlement  Européen, le 28 décembre 1988, et sur une conférence à titre d'expert en 1991, pour satisfaire trois objectifs : l'élargissement de l'autorité parentale conjointe sur tous les enfants, la pratique de la médiation familiale;

- la loi de 1993 sur l’élargissement de l’autorité parentale conjointe aux parents naturels et sur tous les enfants quel que soit le statut matrimonial de leurs parents;

- le décret du 22 juillet 1996 concernant la légalisation de la médiation:http://www.lexinter.net/NCPC/titre_vi_bis_la_mediation.htm  

- la loi n° 2002-305 du 4 mars 2002 relative à l'autorité parentale;

- la loi du 27 mai 2004 sur la réforme du divorce et avec le décret n°2003-1166 du 2 décembre 2003 portant création du diplôme d’État de médiateur familial;

- l’arrêté du 12 février 2004 relatif au diplôme d’Etat de Médiateur Familial;

- la circulaire n°DGAS/4A/2004/376 du 30 juillet 2004 relative aux modalités de la formation préparatoire au diplôme d’Etat de Médiateur Familial et à l’organisation des épreuves de certification;

- les annexes à la circulaire du 30 juillet 2004 avec notamment le livret 1 « livret de recevabilité » et le livret 2 « livret de présentation des acquis de l’expérience »;

- Médiation Familiale : "un métier pour l’avenir",du Conseil National Consultatif de la Médiation Familiale – document arrêté au 30 septembre 2004 par le Conseil National Consultatif.

Vocation de Parents Enfant Médiation

On peut considérer que chaque année 200 000 familles en France sont concernées par une séparation du couple.

Séparation ou divorce évoquent presque systématiquement souffrance, déchirement, malaise,... à parents divorcés on associe enfants traumatisés.

Même si tout se passe en apparence comme si les enfants, les adolescents surtout, s'adaptaient en s'imprégnant des règles et des normes que les adultes véhiculent, les enfants reçoivent des blessures qui laissent des traces dans les personnalités, des traumatismes lourds.

Les enfants sont d'abord les témoins de la rupture progressive ou brutale du lien qui unissait leurs parents et qu’ils croyaient indestructible, ensuite ils sont souvent impliqués dans les conflits étouffés ou ouverts que le déchirement du couple  ne manque pas de provoquer.

La décohabitation parentale, les scènes, les accusations, les condamnations réciproques, les langages violents ou acerbes, rabaissants ou infériorisants, constituent le véritable drame qui s' installe dans les personnalités juvéniles.

Après la séparation, la question prioritaire est presque toujours de savoir avec qui les enfants vont vivre au quotidien.
La nouvelle organisation familiale entraîne des remaniements. Parfois, il faut déménager, quitter son quartier, sa ville, voire même son pays. La maison n'est alors plus la même, il reste une place vide.

Dans la plupart des cas c'est le père qui est absent, manquant. Les pères n'ont la charge de  leurs enfants que dans 9 à 10% des cas et plus de 45% des pères ne revoient plus jamais leurs enfants dans les années qui suivent le déchirement familial.

Quand on sait l'importance de la figure paternelle dans la structuration de l'enfant, on peut avoir des craintes très fondées sur l'évolution de la jeunesse. Il convient de parler de  vide, d'absence et de considérer cette perte importante pour l'enfant, comme cause de symptômes d'ordre corporel chez le tout petit, comportemental chez les plus grands.

Maladies, fatigues, baisses de rendement scolaire, vols, fugues,etc. Combien d'autres appels déguisés ou non chez les enfants concernés par ce fléau, qui constituent l'un des principaux réservoir où se recrutent les délinquants, les toxicomanes, dont la proportion grandissante au sein de notre pays est une menace à laquelle la société tarde à répondre.

L’enfant a besoin de la protection de ses deux parents, ses deux familles.

L'’activité du Centre P.E.M. dans une mésentente familiale respecte et favorise l'équilibre et la complémentarité des fonctions parentales.

Notre pratique de médiation implique directement les parents et familles, leur permet de rechercher et d’élaborer des solutions responsables au bénéfice de l'enfant, les accompagne sur les chemins de leurs accords.

Cette nouvelle approche de sociologie juridique favorise la recherche, pour la mère et le père d’un enfant, quel que soit leur statut matrimonial, d’un maintien de leur co-responsabilité parentale sans nécessairement recourir à des contraintes judiciaires.

Cette activité au cœur des familles parentales, pour le maintien ou la réhabilitation de relations affectives et éducatives équilibrées entre l'enfant et ses deux familles, permet parfois d'aider à consolider, jusqu'à la réconciliation, et donne une meilleure base aux liens familiaux dont l’enfant a besoin.

La dédramatisation des contentieux familiaux, le dialogue interparental, l'équilibrage des responsabilités, constituent une prévention par le maintien du cadre parental pour l'enfant.

 

Extrait des statuts de l'association

Promouvoir et mettre en œuvre un processus de médiation parentale globale et de médiation à la famille, des solutions de résolutions des conflits parentaux et familiaux, afin d'aider les familles à s'autodéterminer, en cas de séparation ou de divorce, dans un projet d'entente répondant aux besoins des enfants légitimes et naturels et de leurs parents, ou bien à s'orienter vers des solutions de thérapie de la relation.
Accueillir et informer les parents ensemble ou séparément sur les objectifs, le déroulement, les moyens, les rôles, les limites, les possibilités ouvertes par la législation, de l'intervention de médiation parentale globale ou de l'intervention de médiation à la famille.
Organiser des actions de formation-information, animer des stages, réunions, colloques, articles, conférences, réflexions, manifestations, rencontre, tant auprès du public que des secteurs sociaux et professionnels concernés par ces objets.
Intervenir devant les tribunaux ou toute autorité compétente pour assister et défendre toute résolution, convention, protocole, relevant d'un accord commun des parents.
Œuvrer auprès de toute organisation nationale ou internationnale pour que soit reconnu à l'enfant le droit inaliénable de bénéficier des apports affectifs, psychologiques, éducatifs, de ses deux parents.

Extrait des statuts de l'association

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